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LES COMPAGNIES FÉDÉRÉES

L’engagement des Compagnies Fédérées

 

La grande nouveauté de ce projet réside en la présence permanente de nos équipes artistiques dans les murs du théâtre.

C’est aux Compagnies Fédérées qu’il reviendra de donner une âme au lieu, une identité artistique ; identité que nous tâcherons de rendre la plus pertinente possible au cœur d’un paysage toulousain dont nous accompagnons les mutations depuis plusieurs années.

Les Compagnies Fédérées assumeront également la prise en charge artistique, logistique, matérielle et humaine du fonctionnement du lieu, depuis l’intendance la plus prosaïque jusqu’au plus immatériel de ses aspects poétiques.

 

Les créations des Compagnies Fédérées

 

Selon un calendrier mutualisé, chaque compagnie bénéficiera d’un temps de plateau pour travailler soit à la création, soit à la reprise de ses spectacles programmés en tournée.

Depuis le mois de septembre s’y sont ainsi succédées les répétitions des lectures radiophoniques de Sylvie Maury et Mathieu Hornain de Querida Compagnie, Bar et Nunzio de Spiro Scimone par la Compagnie Le Bruit des Gens, La Fille qui sent le Tabac de la Compagnie Post Partum et Infini B. prochaine création de la Compagnie l’Emetteur.

 

QUERIDA CIE

 

Dans la continuité d’un parcours riche de rencontres artistiques déterminantes, Sylvie Maury, comédienne et artiste dramatique depuis une quinzaine d’années, souhaite prendre des risques et apprendre toujours. Elle parvient à catalyser des énergies autour de ce désir d’agir. C’est ainsi que naît en janvier 2012, la compagnie de spectacles vivants, QUERIDA Cie.

Elle a pour objet la création de spectacles vivants, et principalement la création théâtrale. Mais elle affirme aussi une volonté d’ouverture dans l’expression artistique qui pourra prendre différentes formes : lectures-spectacle, lectures-musicales, créations d’écriture, etc…

QUERIDA Cie a une volonté forte de s’ancrer dans la cité et s’attache donc également au partage et à la transmission au travers de la formation et de la sensibilisation aux disciplines artistiques (ateliers de lectures, de théâtre, etc..). Après son projet de création Royaume de Femmes, lectures musicales de nouvelles de Tchékhov autour de la figure féminine. Projet fut créé en collaboration avec le musicien Sylvain Loyseau et le metteur en scène Laurent Pérez.

QUERIDA Cie crée un nouveau cycle de lectures Histoires d’Amour, Ici et Ailleurs, Fragments de Romans. 

C’est accompagnée de Mathieu Hornain, sound designer (créateur sonore), que la comédienne Sylvie Maury nous propose, une immersion dans un fragment de roman, voyageant d’époques en pays, à travers une histoire d’amour. Ces lectures radiophoniques font résonner les textes de A. Baricco, M. Duras, D.H. Lawrence, A. Rykner, T. Mann, G. Garcia Marquez, N. Huston, A. Tchekov…

En créant en direct des ambiances “radiophoniques“, des climats sonores singuliers, et en étant au cœur d’un dispositif sonore spatialisé, ils nous invitent à plonger dans une lecture à une ou plusieurs voix, partageant ainsi leur expérience sensible du texte choisi.

Le projet théâtral et musical autour de la chanteuse et femme artiste Barbara Barbara et Moi  fut le fruit d’une collaboration entre Sylvie Maury et Laurent Pérez.

Parallèlement à ses nouvelles créations, QUERIDA Cie continue de diffuser le spectacle La Douleur de Marguerite DURAS que porte Sylvie Maury depuis 2007.

LA COMPAGNIE L’ÉMETTEUR

 

La Compagnie l’Émetteur est portée par Laurent Pérez.

Laurent Pérez travaille depuis une douzaine d’années, tant sur ses créations propres que sous la direction d’autres metteurs en scène (notamment Maurice Sarazin, Didier Carette et Sébastien Bournac…).

À travers ses créations, l’Emetteur creuse le sillon d’un théâtre éminemment politique, où la scène est le lieu d’une parole en prise avec le réel. En regardant le monde depuis ses marges, le théâtre de la compagnie interroge la capacité réactive de l’individu dans son rapport à l’oppression systémique – qu’elle soit familiale, politique ou sociétale.

À partir du texte et sur le principe de l’acteur-créateur, nos sensibilités différentes autant que complémentaires nous permettent de déterminer la forme la plus appropriée pour chaque création : affranchi de tout postulat formaliste, c’est bien le fond véhiculé qui décide de l’esthétique du spectacle. Sa dernière création avec Philippe Gelda autour de textes de Baudelaire Infini B. [/vc_column_text]

Création 2016

Bar de Spiro Scimone (traduction de Jean-Paul Manganaro – L’Arche éditeur)

Le Chant de la piste ouverte

Créations

Nunzio

Nunzio – dossier

Le testament du vampire

In Bed wtih Baudelaire et Looking for B

La secrète obscénité de tous les jours

Un monologue ou presque

COMPAGNIE POST PARTUM 

Nom masculin invariable. Du latin : Après l’accouchement.

 

Le travail d’élaboration lent de la conception à la création, mène souvent à cette période que l’on nomme post partum, où le vide s’invite avant de rebondir plus encore.

La compagnie voit le jour en août 2007, elle naît d’une rencontre de femmes, Stéphanie Barutel, Cécile Carles et Valérie Pangrazzi.

Telle un paysan qui laboure sa terre, au milieu de sa poésie, la compagnie parle de culture.

Elle crée : Je vous écris d’un pays lointain, H. Michaux et Haute-Autriche, F.X Kroetz.

En 2016, La Compagnie est en création pour La Fille qui sent le Tabac, de et avec Cécile Carles

Observer le Monde par le petit trou de la lorgnette.

Mettre au centre les « petites gens » et se faire humble.

Comme on prend sa gamelle et qu’on part au travail, se mettre au service de textes.

« Petits spectacles » et grand projet d’un théâtre populaire.

Dans le minutieux, toucher à l’importance sociale.

Fabriquer des formes simples et sublimer l’insignifiant.[/vc_column_text]

Haute Autriche :

Création 2016

La Fille qui sent le tabac

 

La COMPAGNIE le BRUIT des GENS

Entretien avec Olivier Jeannelle directeur artistique de La Compagnie Le Bruit des Gens, tout nouvellement créée.

L.M. : Au cours dʼun chemin théâtral le plus souvent effectué « en Compagnie », vous avez travaillé, entre autres, à Paris avec Jean-Christian Grinevald ; dans les quartiers de Seine Saint Denis avec Marc-Ange Sanz et lʼEmpreinte & Cie ; en Région Lorraine où votre compagnie était conventionnée par la DRAC ; en milieu rural avec Anapiesma ; avec le Groupe Ex-Abrupto à Toulouse ; ou encore plus récemment avec Laurent Pérez au sein de lʼEmetteur Cie… Comment est née lʼenvie de cette nouvelle Compagnie Le Bruit des Gens ?

O.J. : Depuis plusieurs mois, je sentais que nos options artistiques à Laurent Pérez et à moi, étaient en train de se singulariser. La « ligne artistique » de lʼEmetteur Compagnie que nous dirigions, sʼen trouvait floutée, ce qui pouvait entrainer une certaine confusion. Il mʼest apparu naturel de lui laisser les rênes de lʼEmetteur dont il était le fondateur, et de donner naissance à La Compagnie Le Bruit des Gens, afin quʼelle porte dorénavant mes propres projets de création.

L.M. : Comment définiriez-vous votre singularité artistique, que cette compagnie va donc porter ?

O.J. : Je creuse depuis de nombreuses années le sillon dʼun théâtre éminemment politique qui tente de renouer avec lʼétymologie du mot théâtre : « lʼendroit dʼoù lʼon regarde le monde ». Un monde que jʼobserve le plus souvent par ses marges, tant il est vrai que ce qui est mis au ban nous renseigne grandement sur ce qui est au centre. Mon théâtre sʼattache à repérer et dessiner les lignes de frontière entre des idées ou des forces antagonistes. Jʼy interroge la capacité de lʼindividu à réagir à toute forme dʼoppression systémique, quʼelle soit politique, culturelle, sociétale ou intime. Loin de tout dogmatisme simplificateur ou moralisateur, ce sont nos disfonctionnements que je tente de mettre en lumière, moins dans un souci dʼapporter des réponses que dans celui dʼéveiller le questionnement. Finalité revendiquée, je pense, de tout acte théâtral.

L.M. : Où sont vos principales sources dʼinspiration?

O.J. : Dans les textes, sans aucun doute. Jʼai besoin de mʼappuyer sur des écritures fortes et singulières qui me permettent un travail en prise avec nos problématiques contemporaines. Jʼai eu également la chance – on en parlait plus haut -, de croiser sur ma route des hommes et des femmes de théâtre de grande valeur. Leur souvenir nourrit encore aujourdʼhui mon travail au quotidien…

L.M. : Comment qualifieriez-vous votre esthétique ?

O.J. : Je me sens affranchi de tout postulat esthétique, ou toute posture formelle héritée dʼune quelconque chapelle théâtrale. Cʼest toujours le fond véhiculé par le texte qui inspire la forme la plus appropriée pour chacune de mes créations. Aucune recette ne permet à mon sens de cuisiner de la même manière Sophocle et Spiro Scimone. Ou encore Marivaux, Turrini, Kroetz, Brecht, Tchekhov, Kaliski, Koltès, Srbljanovic, Rodrigo Garcia, Musset, Max Aub, ou Arrabal…

L.M. : On reconnaît pourtant une certaine unité dans vos spectacles?

O.J. : Jʼaime avant tout que la scène soit le lieu dʼune prise de parole qui cherche du sens dans les soubresauts de nos sociétés post-modernes déboussolées. Cette parole souvent violente, nʼexclut pas une certaine poésie voire un certain symbolisme iconographique. Jʼaime soigner les images, même les plus épurées, afin comme le disait Vitez de « prendre soin de lʼoeil du spectateur. Cʼest pour cela que je porte, par exemple, une attention très particulière à des lumières « qui racontent » plus quʼelles nʼéclairent et un son qui participe au récit plus quʼil ne lʼillustre. Mais surtout, je ne cesse de traquer au théâtre, ce que jʼappelle « lʼirruption du réel » ; ces failles par lesquelles, au détour dʼune émotion, jaillit une vérité intime révélatrice dʼune humanité complexe, reconnaissable par tous. Par un travail sensible et précis, cʼest dʼabord aux acteurs que je confie le soin dʼincarner cette vérité intime pour la faire apparaître.

L.M. : Le spectateur a souvent une position particulière.

O.J. : Loin dʼune coutume consumériste de divertissement culturel, je revendique un théâtre qui offre à chacun la possibilité de prendre place dans une Assemblée Théâtrale élargie, qui dépasse de beaucoup lʼespace scénique. Aussi, je questionne systématiquement dans le processus de création, lʼangle de perception du public. Le moment de la représentation devant être lʼépisode privilégié dʼun acte social où acteurs et spectateurs peuvent se reconnaître, se retrouver dans un espace-temps exempt de tout a priori conventionnel. 

L.M. : Pour terminer, pourquoi ce nom, Le Bruit des Gens ?

O.J. : Depuis toutes ces années (je commence à avoir lʼâge dʼun monsieur), jʼessaye dʼécouter le bruit des gens, pour que de tout le brouhaha du monde, émerge quelques paroles dignes dʼêtre écoutées… Ces paroles, cʼest ça : Le Bruit des Gens !

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